Intensité d’usage de l’espace urbain, une complexité à résoudre par des techniques nouvelles et une gouvernance renouvelée

Intensité d’usage de l’espace urbain, une complexité à résoudre par des techniques nouvelles et une gouvernance renouvelée

Comment  favoriser l’intensité d’usage de l’espace urbain ? Comment maintenir un haut niveau de qualité d’usage ? Comment accompagner la réflexion stratégique , le déploiement et le suivi dans le temps ?

Viser l’intensité d’usage de l’espace, par toutes et tous, de toutes conditions

L’espace urbain  disponible pour l’implanter des projets se raréfie dans de nombreux territoires. Ce phénomène est particulièrement visible dans les zones à haut niveau d’attractivité, en immobilier d’entreprise comme en logements, généralement proches des nœuds de transport, dotées d’espaces publics qualitatifs ou bien encore offre de services.

Viser l’intensité d’usage de l’espace tout en conservant un espace vivable pour tous est un défi pour les gouvernants de nos territoires.

L’intensité d’usage acceptable implique de réussir la difficile alchimie entre productivité et confort d’utilisation de l’espace au quotidien. La  productivité peut ici se définir comme une sorte d’objectif de meilleur usage possible de l’argent investi. Quant à la notion de confort d’usage, elle implique une bonne prise en compte des 5 sens. La vue est ainsi marquée par le paysage, les formes urbaines. Le toucher, l’odorat et l’ouïe seront eux activés par les matières, les plantes ou encore les activités humaines à proximité. La régulation de la température en été en cœur de ville est améliorée par la présence de l’eau et les arbres, l’accès à l’ombre et à la fraîcheur devient un luxe. Facteur de stress ou véritable agrément, la bonne prise en compte de ces paramètres est une clé de succès pour réussir la fabrication de l’espace, en particulier en ville.

Pour aller plus loin, découvrez le cahier sur les résiliences territoriales : https://villeagiledurable.com/cahier-resiliences-territoriales/

Pragmatisme & horizontalité, un paradigme à résoudre par de nouvelles techniques

Allier pragmatisme et horizontalité est aujourd’hui un paradigme à résoudre pour conduire des politiques publiques efficaces à l’échelle locale.

Souvent présentées comme des solutions miracles, presque magiques, les « Tech » se sont imposées dans nos vies au travers de nos consommations et des projets déployés dans notre espace de vie.

Présentes partout, les techniques, méthodes, outils et autres technologies, « high » ou « low » tech restent des moyens pour résoudre la complexité face aux enjeux urbains à résoudre. Tout cela pourrait se résumer en une approche : « La tech » au bon endroit et au bon moment…

En nourrissant la réflexion stratégique de données, de modélisations et représentations graphiques attractives, nous pouvons aujourd’hui proposer de nouvelles réponses, plus ciblées sur les besoins réels et plus adaptées au contexte local. Réussir à mettre en lumière les enjeux locaux d’alimentation et de santé et l’intérêt public d’un terrain urbanisable pour le consacrer à l’activité physique ou au maraîchage en est un bon exemple.

En plaçant l’individu au centre du dispositif, on le place au centre des attentions, au centre de la politique publique. L’individu doit être au cœur du processus de transformation. Nourrir, faciliter la vie, divertir, transmettre, organiser l’usage de l’espace ou proposer de nouvelles expériences à vivre sont autant d’objectifs qui se prêtent bien à cette approche « Human centric » comme disent les anglo-saxons. La question qui se pose est fondamentalement de savoir comment favoriser, simplifier et permettre aux acteurs publics et en particulier aux collectivités territoriales de se doter des bons outils pour faciliter leurs interactions tant avec leurs écosystèmes internes qu’externes.

Dans ce contexte, la collaboration efficace entre citoyens, professionnels, services de la collectivité et élus est plus que jamais nécessaire. Tout l’enjeu réside ensuite dans l’organisation de la décision autour de ces réflexions collectives, pour passer à l’action avec courage et pragmatisme.

Pour aller plus loin : https://villeagiledurable.com/le-mag/demarches-collaboratives-projet-urbain/

De la décision à l’arbitrage, émergence de nouvelles approches de gouvernance autour des démarches participatives

L’expérience montre qu’il est aujourd’hui possible de favoriser à la fois une approche tournée vers la réalisation de projets concrets et aussi une participation accrue des acteurs. L’approche de co-construction par ateliers collaboratifs en devient l’un des outils évident.

Le processus participatif n’est pas un obstacle au projet, bien au contraire. Il est aujourd’hui considéré comme un acte de projet à part entière, une sorte de colonne vertébrale de la réflexion collective. A la fois sécurisant et inspirant, ce processus nous invite à la rencontre, à l’échange, à la collaboration et in fine permet la co-construction des solutions.


La participation des citoyens a été favorisée par les plateformes numériques. Le bouleversement de nos pratiques par la crise COVID ont impacté la nécessité d’adaptation de nos modes de collaboration et de participation. Internet a permis de faire participer la société civile à grande échelle et d’associer des publics jusqu’ici éloignés de ce genre de démarches, comme les jeunes. On assiste aujourd’hui à une multiplication des consultations en ligne grand public, parfois organisées dans le cadre d’états généraux, d’assises ou de concertations institutionnelles. Dans le domaine de la « démocratie ouverte », on trouve également les civic techs, les technologies civiques. France Stratégie les définit comme un « ensemble hétérogène d’initiatives numériques visant la participation citoyenne ».

Reposant sur ce socle négocié, le projet peut ainsi faire l’objet de réflexions stratégiques poussées. Forts de ces résultats, les décideurs peuvent mettre en place une logique d’arbitrage entre plusieurs projets valables, selon des critères à préciser selon le contexte du territoire.

Réussir des espaces urbains agréables, mêlant intensité et confort d’usage au quotidien est donc possible, à la condition d’impliquer et d’engager les parties prenantes dans une approche collaborative et pragmatique !


La mise en place d’un espace collaboratif personnalisé et sécurisé permettra d’obtenir :
– Une meilleure efficacité opérationnelle :
– Optimiser l’efficacité
– Diffuser la culture et la connaissance
– Consolider la donnée
– Accélérer votre transformation digitale.


Joris GAUDION
LaVilleE+
Directeur des Opérations

Sacha GAILLARD
Adjoint au maire
Ville de Saint-Cloud
Président-fondateur d’EspriTerritoires